J'ai commencé sur le terrain.
J'y reviens constamment.
On ne gravit pas les échelons sans bases solides. On m'appelle The Fixer depuis qu'une directrice sourcing de Westinghouse m'a vu tenir seul une salle de douze cadres dirigeants. Le surnom vient d'elle, pas de moi. Je l'ai gardé parce qu'il dit vrai : on m'appelle quand c'est chaud.
L'histoire
Vingt ans, une quarantaine de pays, quatre continents. J'ai trié des colis en Australie, géré des stocks chez STMicroelectronics, appris le dernier kilomètre en recherche appliquée au CNRS. Puis le nucléaire : acheteur transport chez Framatome, exploitation d'un entrepôt ICPE avec quinze chauffeurs habilités confidentiel, New York pour prouver que le marché nucléaire américain existait. Il existait : fois 450 en dix mois. Ensuite le COMEX chez Lufthansa Cargo time:matters, la cofondation d'une holding de transport radioactif, les missions de transition. LOGISTIZE existe depuis 2019 pour une raison simple : les situations que je règle n'appartiennent à aucune fiche de poste.
Pourquoi ça vous concerne
Ce parcours n'est pas une collection de lignes de CV, c'est une méthode. Petite échelle, j'ai appris à voir l'organisme entier ; grande échelle, à disséquer un flux en profondeur. Les deux ensemble, c'est « du quai au comex » : je parle au cariste le matin et au board l'après-midi, sans changer de langage, et c'est exactement ce qui manque quand un projet va droit dans le mur.
L'inclassable assumé
Les RH ne savent pas où me ranger : trop terrain pour un stratège, trop stratège pour un opérationnel, trop entrepreneur pour un salarié. Elles ont raison, et c'est précisément pour ça qu'on m'appelle. Je ne suis pas un profil, je suis un homme de missions : la crise, la feuille blanche, l'étude qui engage. Trois raisons de m'appeler, aucune fiche de poste. Les objections classiques ont leurs réponses, noir sur blanc, dans le contre-dossier.
Les titres, rayés
- Opérateur / cariste / agent de quai
- Magasinier
- Exploitant
- Acheteur transport
- Chargé d’études
- Adjoint sécurité, sûreté, qualité
- Operation supervisor
- Sales manager
- Network manager
- Directeur achat
- Product manager
- Consultant
- Consultant en stratégie
- Manager de transition
- Dirigeant
- Vibe codeur
- CEO
Peu importe le titre, la localisation, le contrat et les responsabilités. La mission, c'est ce qui m'importe.
Ce qui ne se négocie pas
La parole tenue.
Je dis lundi, c'est lundi. Un été, un CEO m'a appelé en pleine canicule : « le PSE vient de tomber, tu peux reprendre les achats, le transport et les contrats ? Quand ? Maintenant. » Le lundi, j'étais sur site. Il est parti en vacances l'esprit tranquille. La confiance, dans ce métier, c'est ça et rien d'autre.
Le pragmatisme.
Pas de slides de 80 pages, pas de jargon d'estrade. Un diagnostic, un plan, une exécution, une passation. Si une vérité dérange, je la pose sur la table quand même : le consensus mou coûte plus cher que la franchise. Et quand la mission est réussie, je m'efface.
Le quai d'abord.
Un salarié n'a que faire de votre EBITDA, de vos KPI comex ou de vos intérêts actionnaires. La vraie motivation naît quand le boss descend sur le quai, serre la main franchement, écoute cinq minutes sans juger, et dit : « Merci, je sais que c'est dur. On va arranger ça ensemble. » Je descends. Toujours.
L'humain, sans posture.
Je suis aidant, et je m'engage pour que la santé mentale ne soit plus un tabou dans nos métiers. Je sponsorise la pilote Souris Manfredi depuis 2019. Deux mentors m'ont fait, Claire Jafflin et Laurent Barthélémy, tous deux disparus : l'expertise ne vaut rien si elle meurt avec toi. C'est aussi pour ça que je documente tout et que je transmets.
Le tableau
Vingt ans de photos prises là où le travail se passe, punaisées comme elles viennent. Survolez pour regarder de près.












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Vous savez maintenant qui vous appelez.